Les premiers volumes issus des programmes CBR ont été publiés dans la collection « Etudes d’archéologie et d’histoire » de l’Université Marc Bloch de Strasbourg, édités par De Boccard à Paris. Depuis 2009, le CBR s’est doté d’une collection spécifique, la collection CBR, éditée par Franz Steiner à Stuttgart. 

La collection CBR, à la fois allemande, française et suisse, a pour vocation de diffuser des productions scientifiques issues de programmes de recherche conduits par le Collegium Beatus Rhenanus, ou des travaux individuels d’antiquisants des quatre universités partenaires du CBR (Bâle, Fribourg-en-Brisgau, Mulhouse et Strasbourg), ainsi que d’autres travaux ayant un intérêt scientifique transfrontalier. Elle est soutenue par l’UMR 7044 (Étude des civilisations de l’Antiquité).

Jürgen von Ungern-Sternberg, Les chers ennemis. Deutsche und französische Altertumswissenschaftler in Rivalität und Zusammenarbeit, Franz Steiner Verlag Stuttgart, Schriftenreihe CBR, Bd. 7, 2017

Les rapports entre les spécialistes des sciences de l’antiquité allemands et français ne pouvaient se soustraire aux ruptures des guerres de 1870 puis de 1914–1918. Pourtant, on a trop peu tenu compte du fait qu’avant 1870 et à nouveau jusque avant 1914, les échanges étaient nombreux, parfois même amicaux. Ce volume présente des études sur cette coopération, dans laquelle Maurice Holleaux, Theodor Mommsen et Ulrich von Wilamowitz-Möllendorff ont joué un rôle éminent. Mais il met en lumière également les stéréotypes nationaux réciproques et propose une analyse des différentes traditions de la recherche. Plusieurs études sont consacrées à l’interruption des relations scientifiques en 1914, vouée à perdurer bien au-delà de la fin de la guerre.

 


Marie-Laure Freyburger-Galland et Henriette Harich-Schwarzbauer (Hgg./éds.): Le « sel » antique : Epigramme, satire, théâtre et polémique / Das „Salz“ der Antike: Epigramm, Satire, Theater, Polemik, Franz Steiner Verlag Stuttgart, Schriftenreihe CBR, Bd. 6, 2016

Dans le Rhin supérieur, une des régions maîtresses de l’imprimerie ancienne, de nombreux auteurs antiques furent imprimés pour la première fois et éclairés par des paratextes et des commentaires. C’est à un nombre notable d’auteurs de cette région si particulière sur le plan littéraire et géographique que s’attachent les contributions du recueil « Sel antique », dans lesquelles, en prenant comme thématique la « satire » et sur la base d’un échantillon représentatif de textes, a été posée pour la première fois et de manière conséquente la question de savoir avec quels moyens conceptuels les humanistes du Rhin Supérieur ont accédé aux auteurs anciens.

 


Lennart Gilhaus, Stephanie Kirsch, Isabelle Mossong, Franziska Reich, Sebastian Wirz (Hgg./éds.): Elite und Krise in antiken Gesellschaften / Élites et crises dans les sociétés antiques, Franz Steiner Verlag Stuttgart, Schriftenreihe CBR, Bd. 5, 2016

Qu’est-ce qu’une crise ? Est-ce que tout changement rime forcément avec crise ? Ou est-ce l’appréciation du phénomène qui fait du changement une crise ? Ce sont justement ces situations qui demandent direction et orientation. Les crises offrent à l’élite en place la possibilité d’une mise à l’épreuve, mais constituent en même temps un danger pour celle-ci. Les contributions réunies dans cet ouvrage se focalisent sur l’agir des élites et interrogent les diverses stratégies, perceptions et interprétations dans un contexte de crise. Les études de cas s’étendent de la période de la Grèce archaïque jusqu’à l’Antiquité tardive romaine.

 

 


Susanne Fröhlich: Handlungsmotive bei Herodot, Franz Steiner Verlag Stuttgart, Schriftenreihe CBR, vol. 4, 2013

Pourquoi Xerxès prit-il la fatale décision d’entrer en guerre? Pour Hérodote, il faut se représenter les motifs qui guident les actions des hommes. Utilisant un procédé qui sera repris par Thucydide, Hérodote emploie un inventaire nuancé de mobiles et développe des schémas d’explication qui lui servent à élucider les décisions prises par les acteurs historiques. Le présent volume propose ainsi une analyse des motifs invoqués par Hérodote et de leur adaptation narrative, en les replaçant dans leurs contextes historiques, ce qui permet d’éclairer sa méthode de travail.

 
 
 
 

Doris Meyer (éd./ Hrsg.) en collaboration avec/ in Zusammenarbeit mit Bruno Bleckmann, Alain Chauvot, Jean-Marc Prieur: Philostorge et l’historiographie de l’Antiquité tardive/ Philostorg im Kontext der spätantiken Geschichtsschreibung, Franz Steiner Verlag Stuttgart, Collection CBR, vol. 3, 2011

L’Ekklesiastikè historia de l’historien hétérodoxe Philostorge (vers 430 ap. J.-C.) nous offre des aperçus précieux sur l’histoire ecclésiastique et profane du IVe siècle à partir de Constantin, mais aussi sur le monde scientifique et intellectuel de l’Antiquité tardive. Notamment, l’interprétation de l’histoire et de ses protagonistes se distingue de manière significative de celle qu’en donnent les historiens de l’Église canoniques tels que Socrate, Sozomène et Théodoret. Le présent volume rassemble les contributions du premier colloque scientifique consacré à Philostorge. Il s’attache, outre la reconstruction de l’œuvre largement perdue mais dont Photius a rédigé une Epitomè détaillée au IXe siècle, à l’analyse des traditions et des sources où cet auteur a pu puiser ses informations parfois uniques.


M. Steinhart: Bilder der virtus. Tafelsilber der Kaiserzeit und die grossen Vorbilder Roms: Die Lanx von Stráže, Franz Steiner Stuttgart, Collection CBR, vol. 2, 2009

Le plat d’argent d’époque romaine qui fait l’objet de cette étude fut découvert en 1939 en Slovaquie. Son riche décor figuratif, qui rassemble divers épisodes bien connus de l’histoire romaine antique (depuis la création de la république en passant par l’histoire de Brutus, celle de Verginia, ou celle des batailles du Regillus et du Veseris), est ici soumis à une double mise en perspective, qui aboutit à une interprétation tout à fait novatrice de cet objet. Grâce à une mise en parallèle avec la tradition littéraire, l’auteur parvient à montrer que ces diverses scènes ont pour but d’inciter à reproduire les actes d’héroïsme qu’elles illustrent, et que le choix des images correspond aux préoccupations propres au stoïcisme romain. Ces scènes sont également étudiées en tenant compte de la signification et de l’usage spécifiques que l’on faisait des objets en argent dans la civilisation romaine.

 


M. Coudry & M. Humm (éd./Hrsg.): Praeda. Butin de guerre et société dans la Rome républicaine/ Kriegsbeute und Gesellschaft im republikanischen Rom, 294 p., Franz Steiner Stuttgart, Collection CBR, vol. 1, 2009 (prix: 54 €)

Pas de victoire militaire sans mainmise sur les biens des vaincus, pas de triomphe sans exhibition spectaculaire des prises de guerre : on sait quelle place occupe le butin fait par les armées dans les réalités économiques, politiques et culturelles de la Rome conquérante de la République. De ce phénomène historique si caractéristique, les études réunies dans ce volume cherchent à approfondir des aspects jusqu’à présent peu explorés : comment les Romains ont-ils construit des pratiques originales d’appropriation? quels bénéficiaires légitimes ont-ils défini pour ces biens ? quels usages innovants en ont fait les généraux vainqueurs ? quel impact politique et culturel a eu le butin d’art ? Voici quelques unes des questions auxquelles une équipe de chercheurs du Collegium Beatus Rhenanus ont tenté d’apporter des réponses.

 


2f4c3b1c12M.-L. Freyburger & D. Meyer (éd.): Visions grecques de Rome. Griechische Blicke auf Rom, 394 p., Paris De Boccard, 2007 (prix: 28 euros)
Ce volume rassemble une série d’études présentées au cours d’un colloque organisé par le Collegium Beatus Rhenanus, groupement d’institutions universitaires de l’Alsace et des pays limitrophes, et qui s’est tenu à l’Université de Haute-Alsace les 12 et 13 novembre 2004. Il représente l’aboutissement d’un programme conduit sur 4 années par M.L. Freyburger et réunissant des chercheurs de l’UMR 7044 (CNRS/Université Marc-Bloch de Strasbourg/Université de Haute-Alsace de Mulhouse) et des Seminare für Alte Geschichte des universités de Bâle et de Freiburg. Le thème choisi, «visions grecques de Rome», s’inscrit dans un domaine de l’histoire de Rome depuis longtemps exploré par la recherche moderne, celui de l’élaboration et de l’évolution d’une culture commune gréco-romaine, qui traverse toute son histoire. Mais le recours aux concepts récents, largement empruntés à l’anthropologie historique, d’acculturation, et surtout d’identité et d’altérité culturelles, en a renouvelé largement les problématiques. La variété des auteurs et des textes soumis à l’enquête, tant pour leur genre que pour l’époque de leur production (de Denys d’Halicarnasse à Julien), la diversité des attitudes, des intentions et des modes d’expression des auteurs montrent aussi bien la complexité de l’enquête que la richesse de ces regards croisés qui ont porté, dans ce contexte d’acculturation réciproque entre Grecs et Romains de l’époque impériale, surtout sur les institutions romaines traditionnelles et sur la perception du pouvoir impérial dans les provinces hellénophones. Les enquêtes, individuelles ou collectives, ont été menées par Marianne Coudry, Jean-Michel David, Marie-Laure Freyburger-Galland, Marie-France Gineste, Michel Humm, Anne Jacquemin, Aude Lehmann, Doris Meyer, Maud Pfaff, Thomas Späth, Matthias Steinhart, Eliane Stoffel, Annie Vigourt, Jürgen Von Ungern-Sternberg et Eckhard Wirbelauer. Les conclusions ont été apportées par Michel Dubuisson.


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M. Coudry & T. Späth (éd.) : L’invention des grands hommes de la Rome antique. Die Konstruktion der grossen Männer Altroms, 492 p., Paris De Boccard, 2001 (prix : 33 €) 
Coriolan, Camille, Regulus : qui ne connaît ces figures héroïques de la Rome antique, expression de toutes les vertus de l’homme public ? Plus que d’autres cultures, les Romains ont vécu dans la familiarité de leurs grands hommes, et n’ont cessé d’en réactualiser les figures dans un va-et-vient constant entre passé et présent. Comment s’effectue cette construction ? Pourquoi les élites de la République et de l’Empire formulent-elles ainsi leurs valeurs civiques ? Ces questions sont au centre de cet ouvrage collectif, qui se place au carrefour de l’histoire, de la philologie, de l’archéologie et de l’anthropologie sociale.Ce volume, première publication du Collegium Beatus Rhenanus, est le résultat du programme de recherche commun qui avait associé pendant quatre ans des chercheurs de l’UMR 7044 (CNRS/Université Marc-Bloch de Strasbourg/Université de Haute-Alsace de Mulhouse) et du Seminar für Alte Geschichte de l’Université de Bâle, et représentait les premiers pas de la collaboration scientifique en histoire ancienne au sein du CBR. Il rassemble une série d’études présentées au cours d’un colloque organisé à Kastelen/Augst, les 18 et 19 septembre 1999, par ces chercheurs, Clara Berrendonner, Martine Chassignet, Marianne Coudry, Jean-Michel David, Marie-Laure Freyburger, Marianne Gendre, Michel Humm, Claude Loutsch, Lorenza Mondada, Thomas Späth, Jürgen von Ungern-Sternberg, Annie Vigourt, et les apports critiques de spécialistes invités venus de Belgique, d’Allemagne, d’Italie et du Canada, Alban Baudou, Francesca Mencacci, Jacques Poucet, Peter Schmidt, Mario Torelli.